Découvrir le travail de Fernando Cometto, c’est d’abord plonger dans un univers onirique, presque enfantin, coloré et accessible. On voit de prime abord des chiens, des voitures, des avions et tant de petits bonhommes. Pour figurer ces récits, il utilise toutes sortes de matériaux, de l’huile, de la cire d’abeille, des pigments. Des supports variés sont ses alliés : bois, cartons, gaze et papiers recyclés. Il a d’ailleurs commencé sa carrière en développant son langage à travers des matériaux de recyclage. Mais derrière la répétition de figures concrètes du quotidien, on décèle un travail engagé dans lequel l’humour et la critique sociale transparaissent.
Ses œuvres révèlent également son enracinement entre deux continent : l’Amérique du Sud et l’Europe. Fernando Cometto semble suspendu entre deux directions, comme ses toiles semblent osciller entre rêve et réalité, dans un univers infini.
Le regard de l’artiste :
La multiplication et la répétition de personnages dans mes tableaux, les gens débout, figés, qui marchent, assis, à quatre pattes, les bonhommes, sont une sorte de représentation humaine et un reflet de la société avec les objets du quotidiens : les lits, les chaises, des choses simples qui nous accompagnent toute notre vie, les machines, les avions, les voitures… puis la nature, les arbres… Ma représentation figurative est une recherche nette, directe, je ne cache rien (ou peut-être que oui? ). J’aime bien basculer de la joie et du beau au côté lourd et dense de l’être humain et de la société... et dans la recherche du silence je ne peux m’arrêter de remplir l’espace, un silence particulier, où chaque ligne, tache, couche de couleur a quelque chose à dire… La peinture a pour moi un sens social et psychologique, où je peux me recréer avec un geste ludique pour arriver dans le bruit de la ville, à trouver le silence de moi même.