Lorsque Andy Sweet pose son objectif sur ses sujets à Miami Beach, il le sait, ces instants sont éphémères. En effet, Miami Beach abrite majoritairement des retraités. La plupart d’entre eux sont d’anciens juifs New-Yorkais et également des survivants de l’Holocauste. Cette communauté commence à grandir dans les années 50 et 60 pour compter dans les années 70, 80 % de la population sur une superficie de seulement 5 km² : c’est le quartier de South Beach. Ces juifs, originaires de l’Europe de l’Est trouvent en South Beach un lieu où leurs racines peuvent s’exprimer librement. La culture yiddish imprègne le quartier, et certains parlent d’un véritable « shtetl » - village juif d’Europe de l’Est. On trouve plusieurs théâtres yiddish, également des journaux, des boucheries, boulangeries et supermarchés casher. Bien loin des clichés associés à la vieillesse, les photographies d’Andy Sweet nous offrent l’image d’une liberté pleinement savourée et d’un farouche instinct de vivre.